VERIACTRegistre de conformité
Fiscalité numérique

Facturation électronique

Généralisation de la facturation électronique et de la transmission des données de transaction (e-reporting)

Art. 289 bis, 290 et 290 A du CGI, issus de l'art. 26 de la loi n° 2022-1157 du 16 août 2022, modifiés par l'art. 91 de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 (loi de finances pour 2024) et par l'art. 123 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 (loi de finances pour 2026) ; décret n° 2022-1299 du 7 octobre 2022 ; décret n° 2026-677 du 27 juillet 2026

Ce que prévoit ce texte en cas de manquement. Facturation électronique : 50 € par facture non conforme, jusqu'à 15 000 € par an. Voir les risques financiers, mis à jour le 16/10/2026

En deux mots

La réforme rend obligatoire l'échange de factures électroniques structurées entre entreprises assujetties à la TVA établies en France, via des plateformes agréées par l'État, et la transmission à l'administration des données des ventes aux particuliers et des opérations internationales (e-reporting). Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques ; l'émission est obligatoire pour les grandes entreprises et ETI depuis cette date et le sera pour les PME et microentreprises au 1er septembre 2027.

Qui est concerné

Toutes les entreprises assujetties à la TVA établies en France, y compris les microentrepreneurs en franchise en base de TVA : réception obligatoire pour toutes depuis le 1er septembre 2026 ; émission et e-reporting depuis le 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les ETI, au 1er septembre 2027 pour les PME et les microentreprises. Les opérations exonérées de TVA visées par la loi (notamment certaines opérations médicales, d'enseignement ou financières) sont exclues de l'obligation d'émission électronique.

Sanctions

Amende de 50 € par facture non émise sous forme électronique, plafonnée à 15 000 € par année civile (art. 1737 CGI) ; amende de 500 € par transmission manquante de données d'e-reporting ou de paiement, plafonnée à 15 000 € par année civile (art. 1788 D CGI) ; amende de 500 € puis 1 000 € par période de trois mois, après mise en demeure, en l'absence de plateforme agréée pour la réception. Pas d'amende pour un premier manquement réparé spontanément ou dans les trente jours suivant une première demande de l'administration. Contrôle par la DGFiP.

Autorité de contrôle

DGFiP (Direction générale des finances publiques)

Lire le texte officiel

État du droit

État au 14 octobre 2026 : la réforme est entrée en vigueur le 1er septembre 2026. Depuis cette date, toutes les entreprises assujetties à la TVA établies en France doivent être en mesure de recevoir des factures électroniques par l'intermédiaire d'une plateforme agréée, et les grandes entreprises et les ETI (ainsi que les membres d'un assujetti unique TVA) doivent émettre leurs factures entre assujettis sous forme électronique et transmettre leurs données d'e-reporting. À venir : obligation d'émission et d'e-reporting pour les PME et les microentreprises au 1er septembre 2027 (un report de trois mois au plus reste possible par décret). La loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026, art. 123) a confirmé ce calendrier, remplacé l'appellation « plateforme de dématérialisation partenaire » (PDP) par « plateforme agréée » (PA), recentré le portail public sur l'annuaire central et le concentrateur de données (le portail public n'émet ni ne reçoit de factures pour les entreprises), imposé une continuité de service d'au moins un an en cas de changement de plateforme, reporté au 1er septembre 2027 l'e-reporting des entreprises non établies en France et durci les sanctions : 50 € par facture non émise sous forme électronique (au lieu de 15 €) et 500 € par transmission d'e-reporting manquante (au lieu de 250 €), chacune plafonnée à 15 000 € par an ; amende de 500 € puis 1 000 € par trimestre, après mise en demeure de trois mois, pour l'entreprise qui ne dispose pas de plateforme agréée pour recevoir ses factures. Le décret n° 2026-677 du 27 juillet 2026 précise les conditions d'immatriculation et d'audit des plateformes, les échanges de données de facturation et de paiement et le changement de plateforme. À la rentrée 2026, la DGFiP comptait 149 plateformes agréées immatriculées.

Ce que couvre le questionnaire

Questions de périmètre3
Réception des factures (obligatoire pour tous depuis le 1er septembre 2026)4
Émission des factures électroniques5
Transmission des données à l'administration (e-reporting)2
Organisation, archivage et continuité3

Version 1 du questionnaire.

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